Choisissez une commune, ou cliquez un point blanc sur l’une des
deux cartes : le profil horaire du modèle s’affiche ici — précipitations
heure par heure, cumul depuis le début du run, température et altitude de la
limite pluie/neige.
Modèles déterministes — pluie et neige
Cinq modèles de prévision, deux cartes côte à côte et le profil horaire d’une commune, sur un fond topographique en noir et blanc.
Ce que montre la page
Deux cartes, jamais une seule — à gauche le cumul de précipitations totales, à droite la part qui tombe en neige, exprimée elle aussi en millimètres d’équivalent en eau. Les deux volets suivent le même centre et le même zoom : ce qu’on lit à un endroit de l’un se lit au même endroit de l’autre. C’est la comparaison qui renseigne — 30 mm dont 30 en neige et 30 mm dont 2 ne racontent pas la même journée.
Les boutons de droite changent de modèle sans rien recharger d’autre : la vue, la commune choisie et la fenêtre de cumul sont conservées, seul le contenu change. C’est ce qui permet de voir en cinq clics si les modèles disent la même chose. La page s’ouvre sur AROME, cadrée sur son emprise — le plus fin des cinq sur la France, et celui qu’on regarde d’abord.
Les frontières des pays sont tracées dès l’ouverture, en trait léger : sur une carte qui va de l’Atlantique à l’Autriche, savoir de quel côté d’une crête tombe la neige n’est pas un détail qu’on va chercher dans un menu. Les départements s’ajoutent depuis le panneau Affichage.
Le curseur du bas porte les deux réglages de la fenêtre cartographiée : la durée du cumul à gauche (6, 12, 24, 48 h ou tout le run) et son échéance de fin au curseur. La durée remonte à partir de l’échéance. Curseur sur 13 h avec un cumul de 6 h : la carte montre ce qui tombe de 7 h à 13 h. Avec « tout le run », le cumul part du début du run et s’arrête à l’échéance. Le pas du curseur est de six heures pour tous les modèles, et ses crans tombent sur les heures rondes — 00, 06, 12 et 18 UTC. Les runs de 12 h UTC s’y prêtent naturellement ; pour le CEP, qui découpe à l’heure, cela revient à ne retenir qu’une tranche sur six. AROME fait exception : son run de 09 h UTC place ses tranches sur 15, 21, 03 et 07 UTC, et les données n’existent qu’à ces échéances-là — le curseur y garde donc un pas de six heures, mais décalé de trois. L’étiquette affiche l’heure UTC à côté de l’heure de Paris, faute de quoi la régularité du pas serait invisible en été. L’échéance est retenue en heure absolue, pas en numéro de tranche : elle survit au changement de modèle, ce qui est tout l’intérêt quand on compare la même heure chez les cinq.
Un clic sur un point blanc — une commune suivie — ouvre son profil horaire dans le panneau des graphiques. Ce panneau est fermé à l’ouverture : la page commence par montrer ses deux cartes en pleine largeur. Le bouton en barres, à droite, l’ouvre et le referme.
Le panneau se pose de deux façons — en fenêtre compacte calée sous les commandes de droite, ce qu’il fait toujours à l’ouverture, ou agrandi au centre par le bouton ⤢. Dans les deux cas la colonne de commandes reste dégagée : on change de modèle, de run ou de commune sans jamais refermer le graphique, ce qui est la façon la plus rapide de voir si les cinq modèles racontent la même histoire. Échap défait une chose à la fois — l’aide, puis l’agrandissement, puis le panneau.
Un clic ailleurs sur la carte donne l’altitude du point ; le survol donne le cumul sous le curseur.
Les cinq modèles
Modèle
Maille
Portée
Origine
AROME
0,025°
2 j
Météo-France — le plus fin sur la France, le plus court
ARPEGE
0,1°
4 j
Météo-France — moins fin, va plus loin
CEP / IFS
0,25°
10 j
ECMWF, servi par Open-Meteo — la longue échéance
ICON-D2
0,02°
2 j
Deutscher Wetterdienst — le regard allemand sur les Alpes
ICON-EU
0,0625°
5 j
Deutscher Wetterdienst — maille moyenne, Europe entière
Les champs disponibles ne sont pas les mêmes partout : chaque modèle publie ce qu’il publie, et la page affiche ce qu’il y a. Le CEP ne fournit pas de champ de neige cartographié — son volet de droite reste vide, et c’est dit plutôt que masqué.
Les cumuls cartographiés
Les routines de collecte ne gardent pas que la valeur au clocher : elles conservent la grille entière du modèle, découpée en tranches. Un cumul de 6, 12, 24 ou 48 h — ou le run entier — n’est alors qu’une addition de tranches voisines, faite dans le navigateur, sans le moindre appel au fournisseur. Changer de fenêtre est instantané et ne coûte rien à personne.
Le profil horaire
Les barres donnent la précipitation de l’heure écoulée, le trait épais le cumul depuis le début du run — jamais depuis le bord gauche du graphique, sinon l’étiquette mentirait sur une fenêtre resserrée.
Une échéance attendue mais pas encore collectée reste en gris plein toute hauteur : un trou dans la collecte ne se confond pas avec une heure sèche.
Le second graphique empile les altitudes que publie le modèle — limite pluie/neige, isotherme 0 °C — sur le même axe des temps, avec l’altitude de la commune en repère. Au-dessus du trait, il neige au village.
Les nuits sont grisées, les changements de jour marqués d’un trait vertical : les deux graphiques partagent ces repères, l’œil passe de l’un à l’autre sans se réorienter.
D’où viennent les données
Prévisions — collectées par les routines collecte_arome, collecte_arpege, collecte_cep, collecte_icond2 et collecte_iconeu, qui déposent leurs fichiers dans les dossiers donnees_* lus par cette page. Sources : portail API de Météo-France (Licence Ouverte 2.0), Open-Meteo pour le CEP/IFS de l’ECMWF (CC BY 4.0), et opendata.dwd.de pour les ICON (CC BY 4.0).
Fonds de carte — les mêmes que sur la page BERA, au même ordre et sous les mêmes noms, tous désaturés par un filtre du navigateur. Le topo mondial d’Esri est celui d’ouverture : c’est le plus pâle, et sous des cumuls colorés c’est précisément ce qu’on demande à un fond — situer sans rien disputer à la donnée. Viennent ensuite le SCAN 25, les cartes classiques, le Plan IGN et les photos aériennes de la Géoplateforme, les cartes nationales de swisstopo et de l’IGN España pour la Suisse et l’Espagne, le satellite mondial d’Esri, et deux rendus topographiques d’OpenStreetMap — CyclOSM, hébergé par OpenStreetMap France, et OpenTopoMap.
Le SCAN 25 est sous licence et demande une clé — la page utilise celle de transition publique de l’IGN, à remplacer par la vôtre dans CLE_IGN. Tous les autres fonds sont en accès libre.
Tuile manquante — sur les fonds mondiaux, une tuile qui ne vient pas est d’abord remplacée par le morceau correspondant de la tuile du zoom inférieur : deux fois moins fine, mais le même rendu, sans raccord visible. Ce n’est qu’en dernier ressort qu’un autre serveur est sollicité. OpenTopoMap en a besoin — une partie de ses tuiles répondent « 200 OK » puis ne renvoient jamais l’image.
Estompage du relief — celui d’Esri plutôt que celui de l’IGN : le premier couvre tout le domaine des modèles d’un seul tenant, le second s’arrête peu après la frontière et laisserait la Suisse, l’Italie et l’Allemagne à plat au milieu d’une carte qui les couvre.
Contours administratifs — les frontières viennent de Natural Earth 1:10 M (domaine public), les départements de france-geojson, sur données IGN et INSEE. Les deux sont préparés une fois pour toutes par donnees_geo/preparer_contours.py, qui les simplifie et les arrondit au plus juste de l’usage — 555 m pour les pays, 333 m pour les départements — et n’en garde que l’Europe et le pourtour méditerranéen. Rien n’est téléchargé depuis un tiers à l’exécution.
Recherche et altitude — géocodeur et service altimétrique de la Géoplateforme.
Aucune donnée n’est stockée ni transmise à un tiers : la page lit les fichiers déposés à côté d’elle et interroge directement ces services depuis votre navigateur.
Le reste de la page
Les deux réglages du cumul sont ensemble, en bas — ils règlent la même chose, il n’y avait pas de raison que l’un vive dans le panneau des graphiques et l’autre sur la carte. Le panneau ne garde que la fenêtre du graphique, qui est un autre sujet.
Affichage, à gauche sous les boutons de zoom : fond de carte, calques et rendu réunis sous un seul titre, qui les plie et les déplie. Le choix s’applique aux deux volets à la fois — deux cartes à comparer doivent être dessinées pareil. Ces réglages-là se font une fois puis s’oublient, d’où leur place à l’écart ; la colonne de droite est réservée à ce qu’on manipule en lisant — modèle, run, commune — et reste visible quel que soit l’état du graphique.
Frontières et départements — deux calques servis depuis donnees_geo/, à côté de la page, et lus seulement au premier affichage : décochés, ils ne coûtent rien. Ils passent au-dessus des cumuls, sans quoi un aplat de cent millimètres les effacerait et on ne saurait plus si la tache est française, suisse ou italienne. Les frontières viennent de Natural Earth au 1:10 M : à cette échelle le tracé s’écarte du terrain d’environ un kilomètre — invisible sur une carte de France, faux en montagne, où la frontière franco-italienne suit une ligne de crête au mètre près. Le calque s’efface donc au-delà du zoom 11. Ce trait situe un pays, il ne situe pas une course. Les départements, eux, viennent des contours IGN/INSEE et restent affichés à tout zoom.
Recherche — communes, lieux-dits, refuges et sommets. Elle déplace la vue ; elle ne charge pas de nouvelle commune dans le modèle.
L’adresse de la page suit la vue et le modèle (#modèle/latitude/longitude/zoom) : elle se partage et se met en favori telle quelle.
Une prévision déterministe est un scénario, pas une certitude. Un seul calcul, une seule condition initiale : à 48 h l’écart entre deux modèles est souvent plus instructif que le chiffre de l’un d’eux. C’est précisément pourquoi les cinq sont ici, sous les mêmes boutons. Pour l’incertitude elle-même, ce sont les pages d’ensemble qu’il faut ouvrir.