Précipitations, température à 2 m et altitude de l’isotherme du thermomètre mouillé,
heure par heure, sur les deux derniers runs.
Commune
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Run du modèle —
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Courbes affichées
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Profil horaire —
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Couche de fusion —
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Pourquoi quatre altitudes, et pourquoi le thermomètre mouillé ?
La neige ne fond pas à 0 °C au thermomètre ordinaire. Un flocon qui traverse de
l’air non saturé s’évapore en partie, et cette évaporation refroidit l’air autour de
lui : il peut donc atteindre le sol intact par 3 °C de température sèche, si l’air est
suffisamment sec. La grandeur qui décrit cet équilibre est le thermomètre mouillé
(T′w), et c’est sous ~1,5 °C de T′w que la précipitation arrive en neige.
T′w 1,5 °C — la limite pluie/neige au sens usuel, et la plus basse des
trois : au-dessus de cette altitude il neige, en dessous il pleut.
T′w 1 °C et T′w 0 °C — le haut de la couche de fusion. L’air se
refroidissant avec l’altitude, l’isotherme 0 °C est au-dessus de
l’isotherme 1,5 °C : le flocon qui descend croise d’abord le premier, puis le
second. Au-dessus du T′w 0 °C la neige est sèche ; entre les deux elle est
mouillée, lourde et tient mal ; sous le T′w 1,5 °C, c’est de la pluie.
Iso 0 °C sec — la même altitude mesurée au thermomètre ordinaire. Elle est
toujours au-dessus des isothermes T′w, et l’écart mesure la sécheresse de
l’air : quelques dizaines de mètres par air saturé, plusieurs centaines par air
sec. C’est cet écart qui explique les épisodes où il neige bien plus bas que ne le
laissait croire la température.
Une couche de fusion mince — les trois courbes T′w serrées — annonce une limite
pluie/neige franche, qui se voit à l’œil sur le versant. Une couche épaisse
annonce au contraire plusieurs centaines de mètres de neige lourde, sans transition
nette.
Ces quatre courbes viennent du même run déterministe que le graphique
ci-dessus : une seule trajectoire, sans incertitude affichée. La dispersion d’un
ensemble se lit sur la page Ensemble AROME.