Ensemble CEP · ECMWF IFS 0,25° · via Open-Meteo
Dispersion des 51 membres
Une prévision déterministe donne un scénario. Un ensemble en donne cinquante et un,
et c'est leur écart qui dit ce que vaut la prévision : resserrés, ils s'accordent ;
étalés, le modèle ne sait pas. Quinze jours d'échéance, là où l'ensemble ICON-D2
voit fin sur deux jours.
Température à 2 m —
membre de contrôle
50 membres perturbés
minimum du jour
moyenne du jour
maximum du jour
Qu’est-ce que le membre de contrôle ?
Prévoir demande de connaître l’état de l’atmosphère aujourd’hui. On ne le connaît
jamais exactement : les observations sont trop peu nombreuses, entachées d’erreurs,
et l’analyse qui en est tirée reste une estimation. Or l’atmosphère est chaotique —
un écart minuscule au départ devient un écart majeur au bout de quelques jours.
D’où l’idée de l’ensemble : plutôt qu’une prévision, on en lance vingte.
- Le membre de contrôle (control run) part de l’analyse telle
quelle, sans rien y toucher. C’est le scénario issu du meilleur état initial
dont on dispose.
- Les 50 membres perturbés partent d’états initiaux légèrement modifiés,
dans les limites de l’incertitude de l’analyse, et subissent en cours de route
des perturbations de la physique du modèle. Chacun est un avenir plausible.
L’écartement du faisceau mesure donc la confiance : là où les membres restent
groupés, la situation est prévisible ; là où ils divergent, l’atmosphère est dans
un état où de petites causes produisent de grands effets.
Le contrôle n’est pas la « bonne » prévision. Partir de l’analyse non
perturbée ne lui donne un avantage que les premières vingt-quatre heures ; au-delà,
il n’est ni plus ni moins probable que n’importe lequel des cinquante autres, et
la médiane de l’ensemble le bat régulièrement. S’il est tracé en gras ici, c’est
pour être suivi à l’œil d’un bout à l’autre du graphique — pas parce qu’il ferait
autorité.
À ne pas confondre avec la prévision déterministe du CEP, celle de la
page CEP nivo : celle-ci tourne à plus haute résolution
et n’a qu’un seul scénario. Le contrôle, lui, tourne à la résolution de l’ensemble
— ici 0,25° — et n’a d’intérêt que rapporté aux cinquante autres.
Cumul de précipitations —
médiane d’ensemble
membre de contrôle
50 membres perturbés
10ᵉ–90ᵉ centile
minimum–maximum
Les courbes sont des cumuls depuis le début du run : elles ne
peuvent que monter. Le tableau ci-dessus est aligné sur le graphique — chaque
colonne tombe sous la journée qu’elle décrit.
Part des membres qui font tomber quelque chose
—
membres avec neige
membres avec pluie
Les deux aires se recouvrent : un même membre peut faire de la pluie
puis de la neige dans la même heure, leur somme n’a donc pas à valoir 100 %. Le
seuil de comptage est de 0,1 mm ou 0,1 cm par heure.
C'est ici que le membre de contrôle se démasque le
plus souvent : sur la pluie, il lui arrive de longer le maximum de l'enveloppe, ou
d'en épouser le plancher. La moyenne d'ensemble est un bien meilleur pari que lui —
voir l'encadré sous le graphique de température.
Épaisseur de neige au sol —
médiane d’ensemble
51 membres
10ᵉ–90ᵉ centile
minimum–maximum
C’est la seule série qui intègre l’épisode : elle additionne ce qui
tombe, retranche ce qui fond et ce qui se tasse. Vingt centimètres de neige fraîche
sur un sol à 5 °C ne s’y voient pas — et c’est précisément ce qu’on veut savoir.
Vent à 10 m —
vent moyen du jour
rafale maximale du jour
vent moyen horaire
rafale horaire
51 membres, heure par heure
Lecture des données collectées…