Obs anomalies — où en est-on par rapport aux normales ?
La température et la pluie du mois ou de la saison, en cours ou passés, aux postes Météo-France qui ont trente ans de mesures, comparées à leurs normales 1991–2020.
État des données
Ce que montrent les cartes
Deux cartes côte à côte, comme sur « Tous les modèles » : à gauche la pluie, à droite la température, toujours au même centre et au même zoom. Sur téléphone, elles s’empilent, la pluie au-dessus. Le survol d’un poste sur une carte le montre aussi sur l’autre, avec sa valeur.
Un cercle par poste, coloré selon l’écart à sa propre normale : à gauche, le cumul rapporté à la normale (brun plus sec, bleu-vert plus arrosé, gris entre 90 et 110 %) ou l’écart en millimètres ; à droite, l’écart en °C (bleu plus froid, rouge plus chaud, gris à moins de 0,5 °C de la normale). Chaque bande de titre a son choix de valeur, et chaque carte son échelle, sur son bord extérieur.
Températures : la moyenne est celle des maximales et des minimales, comme dans les bilans de Météo-France ; les maximales (TX) se relèvent de 06 h à 06 h le lendemain, les minimales (TN) de 18 h la veille à 18 h (heures UTC en métropole, du fuseau outre-mer). La pluie se relève de 06 h à 06 h.
La barre du bas règle ce qui est commun aux deux cartes : la durée (mois ou saison), la période, et les postes montrés.
Mois en cours, saison en cours : du premier jour jusqu’au dernier jour complet (en général la veille). La normale est prise sur les mêmes jours : au prorata des jours pour la pluie, et pour la température d’après une courbe journalière qui passe par les normales mensuelles (interpolation harmonique qui en conserve les moyennes). En début de mois, l’écart porte sur peu de jours : il bouge beaucoup d’un jour à l’autre.
Mois et saisons passés : n’importe lequel depuis 1950, avec les flèches ‹ › (ou les touches ←→) et les listes. Un mois n’a de valeur que s’il est complet : la pluie de tous les jours, les températures à quatre jours manquants près ; une saison, que si ses trois mois en ont une. Les postes sans valeur pour la période choisie restent en petits points noirs.
Cercle cerclé de noir : le poste a une série quotidienne de référence (SQR) homogénéisée par Météo-France pour ce paramètre. Par défaut, la page ne montre qu’eux (réglage « séries de réf. ») : ce sont les plus sûrs, mais ils sont moins nombreux, surtout en température (environ 150 contre 680). « Tous les postes » ajoute les autres postes qui ont trente ans de mesures.
Les bandes de titre résument les postes à l’écran : médiane du rapport de pluie, moyenne des écarts de température. Zoomez sur une région et elles se recalculent pour elle. Les étiquettes montrent les écarts les plus forts.
Un clic sur un poste ouvre sa fiche : les deux paramètres de la période, puis, pour celui de la carte cliquée (un bouton passe à l’autre), la période comparée à toutes les années depuis 1950 et son rang, le détail jour par jour quand il existe (depuis janvier 2025), les douze derniers mois, et ses normales mois par mois.
L’adresse de la page garde les deux valeurs, la durée, si ce n’est pas la période en cours la période, et &f=t pour tous les postes (#r=p&t=m&d=s&a=2025-s2).
Les postes et leurs normales
Les postes : ceux des réseaux qui transmettent heure par heure, ouverts aujourd’hui — synoptiques, automatiques Météo-France (Radome), automatiques télétransmis et SAPC —, et qui ont trente ans de mesures sur 1991–2020 : pour chaque mois de l’année, une valeur valide au moins 27 années sur 30, et des mesures dès 1991 et encore en 2020. Un poste ouvert en cours de période n’est pas retenu. La règle s’applique à part à la température (TX et TN ensemble) et à la pluie : un pluviomètre seul peut entrer pour la pluie.
Les normales sont les moyennes 1991–2020 de chaque mois, recalculées sur les données mensuelles de base de Météo-France. Elles redonnent les normales des fiches climatologiques officielles à 0,03 °C près en médiane (au plus 0,2 °C), et la pluie à l’identique en médiane (quelques mois secs de Corse s’en écartent davantage, Météo-France comblant certaines lacunes).
Homogénéité : les séries ne sont pas corrigées. Un déplacement de poste ou un changement de capteur au cours de la période, comme le passage du relevé manuel à l’automatique, peut biaiser sa normale. Pour les postes à série de référence, la normale brute et la normale homogénéisée coïncident (à 0,02 °C près, vérifié sur 1991–2020) : ce sont les plus sûrs.
Sources et mises à jour
Météo-France, données publiques (meteo.data.gouv.fr, Licence Ouverte 2.0) : « Données climatologiques de base » mensuelles (de 1950 à 2024) et quotidiennes (depuis janvier 2025), listes des séries de référence (SQR) et des fiches climatologiques.
Fichiers quotidiens : republiés chaque matin vers 7 h 50 (heure de Paris), ils s’arrêtent à l’avant-veille. La routine collecte_anom les relit dès leur parution.
La veille vient du temps réel (API Paquet observations, relevée toutes les heures par collecte_obs) : les maximales, minimales et pluies reconstituées heure par heure sur le jour climatologique. Vérifiées sur cinq jours d’octobre 2026 et 650 postes, elles redonnent les températures validées à l’identique dans 99,8 % des cas et la pluie à 0,1 mm près dans 93 % des cas ; quelques capteurs déraillent pourtant. Ces jours provisoires sont remplacés par les validés deux jours plus tard.
Une normale n’est pas une valeur « attendue » : c’est une moyenne sur 1991–2020, une période déjà plus chaude que les précédentes et plus fraîche que les années récentes. Un écart de +1 °C sur un mois est fréquent aujourd’hui. Et le rapport de pluie s’emballe là où il pleut peu : 300 % de la normale de juillet à Marseille (9 mm), ce sont 27 mm.