Obs débits — les rivières de France, station par station
Le débit mesuré aux stations hydrométriques, heure par heure sur le dernier mois et jour par jour depuis leur ouverture, comparé à l’histoire de chaque station.
État des données
Ce que montre la carte
Un cercle par site hydrométrique, d’autant plus grand que le débit spécifique est fort : le débit ramené à la surface du bassin versant, en litres par seconde et par km². C’est ce qui rend comparables un torrent de 30 km² et le Rhône à Beaucaire : 10 l/s/km², c’est un débit d’étiage soutenu ; 100, une crue franche ; plusieurs centaines, une crue éclair cévenole. L’aire du cercle est proportionnelle au débit spécifique. Un site dont la surface du bassin n’est pas connue garde une taille fixe.
La couleur, au choix :
situation — le débit comparé à ceux que la station a connus à la même saison, sur la période choisie : sous 10 %, de 10 à 25 %, de 25 à 75 % (normal), de 75 à 90 %, au-dessus de 90 % des débits journaliers mesurés à moins de quinze jours de la même date, sur toutes les années de la période choisie ; au-delà, les crues de 2, 5 et 10 ans de période de retour ; en deçà, le QMNA5 (étiage sévère) et le plus bas débit connu. Le tableau des classes est plus bas.
débit spécifique — la même grandeur que la taille, en couleur.
% du module — le débit rapporté au module, le débit moyen de la station sur la période choisie : sans tenir compte de la saison, une rivière de montagne à la fonte dépasse largement 100 %, une rivière de plaine en août tombe loin dessous.
Stations : le réglage montre ou cache les stations selon l’influence que leur producteur déclare (référentiel Sandre) — naturelles (influence nulle ou faible : le débit suit la pluie et la fonte), influence saisonnière (en étiage seulement : prélèvements, soutien d’étiage ; ou en hautes eaux seulement : écrêtement des crues), fortement influencées (barrages, dérivations, éclusées, pompages, toute l’année), ou inconnue (non renseignée). Les types se cumulent ; le nombre de stations de chacun suit son nom. Le titre, les étiquettes et les décomptes ne portent que sur les stations montrées. Pour comparer des situations hydrologiques, les stations naturelles sont les plus parlantes.
Pas de statistiques (cercle blanc au contour pointillé) : la station n’a pas assez d’années complètes sur la période choisie (20 sur 1991–2020, 5 sur toute la série), ou ses statistiques ne sont pas encore calculées. Ses débits s’affichent quand même, à leur taille, pour suivre l’évolution d’un épisode. En mode « débit spécifique », c’est un site sans surface de bassin connue.
Cercle rouge : record. En récent, le débit dépasse le plus fort débit instantané connu de la station (temps réel non validé : à vérifier). En historique, c’est le jour du plus fort débit journalier connu, ou du plus faible.
Petit point noir : la station a mesuré peu avant, mais pas au moment choisi (transmission en retard, panne), ou sa valeur du moment a été écartée comme douteuse. La bulle donne sa dernière mesure retenue.
Valeurs douteuses : le temps réel n’est pas validé, et un capteur qui déraille peut faire passer une rivière de 10 à 500 m³/s d’une heure à l’autre (la Garonne à Chaum, le 24 octobre 2026). La page écarte de la carte, du titre et des étiquettes : les pics isolés (8 fois au-dessus ou au-dessous de l’heure d’avant et de l’heure d’après) ; les montées d’un facteur 8 jusque dans les crues, au-delà de 3 fois le plus haut débit du mois, quand aucune station à moins de 50 km ne monte en même temps — une vraie crue soudaine touche un secteur, pas un seul capteur ; les valeurs à plus de 1,5 fois le record sans voisine qui monte ; le capteur tombé à zéro sur une station naturelle ; les débits négatifs là où ils sont rares. Les stations régulées (éclusées des usines hydroélectriques déclarées par leur producteur, canaux, rivières à marée), où les sauts sont la règle, ne sont filtrées que sur le record. Les valeurs écartées restent visibles dans la fiche (croix rouges) et dans le CSV horaire (colonne douteuse) ; une baisse, même brutale, n’est jamais écartée.
Récent · horaire : le dernier mois, heure par heure, en temps réel non validé. « À l’heure » prend la mesure la plus proche de l’heure ronde (à défaut, celle d’une ou deux heures avant) ; « pointe 24 h », la plus forte des 24 heures qui finissent à l’heure choisie — de quoi ne pas manquer le pic d’une petite rivière qui monte et redescend en quelques heures ; « moyenne 24 h » se compare aux débits journaliers. Les crues y sont comparées aux crues instantanées (QIX) de la station, sauf en moyenne 24 h, comparée aux crues journalières (QJ).
Historique · journalier : n’importe quel jour depuis l’ouverture des stations, en débit moyen journalier (validé pour l’essentiel, pré-validé pour les derniers mois). Choisissez une date — la crue de la Seine de juin 2016, celle de l’Aude d’octobre 2018, la sécheresse de l’été 2022 — puis faites défiler l’année.
Curseur et flèches : le curseur choisit le moment, les flèches ‹ › reculent ou avancent d’une heure (d’un jour en historique) — maintenues, elles défilent, comme les touches ← et → —, et ▶ fait défiler le temps (barre d’espace). Une crue se voit ainsi descendre le réseau, de l’amont vers l’aval.
Le titre et les étiquettes portent sur les stations à l’écran : zoomez sur un bassin et ils se recalculent pour lui. Un clic sur un cercle ouvre la fiche de la station : sa description et ses stations, le débit du mois écoulé, l’année hydrologique comparée à toutes les autres, le régime mensuel, la crue et l’étiage de chaque année, les crues de 2 à 50 ans, les étiages quinquennaux et les records — et des liens vers la fiche officielle de l’HydroPortail.
L’adresse de la page garde la couleur, la valeur, la période des normales et les types de station (#c=s&v=h, &p=t pour toute la série, &i=n pour les seules naturelles), sans le mode ni la date : rechargée ou partagée, la page repart toujours de la dernière mesure.
Les classes de la situation
Les statistiques
Deux périodes, au choix (réglage « Normales ») :
1991–2020, par défaut : la période de référence des normales climatologiques (Organisation météorologique mondiale, Météo-France), la même pour toutes les stations. Seules comptent les années hydrologiques qui commencent de 1991 à 2020, et il en faut au moins 20 complètes sur 30 : une station plus récente, ou trop lacunaire, n’a pas de normales et s’affiche en cercle blanc pointillé. C’est le choix qui rend la carte homogène — un « sous les 10 % » y veut dire la même chose partout.
Toute la série : tout l’historique de chaque station, de sa première à sa dernière année complète (au moins 5). Plus de stations ont des statistiques, mais chacune sur sa propre période — de quelques années à plus d’un siècle — : les situations ne se comparent pas d’une station à l’autre. C’est la façon de faire de l’HydroPortail, dont les valeurs sont très proches.
Les records portent toujours sur tout l’historique. La fiche d’une station donne les deux jeux côte à côte, avec le nombre d’années de chacun.
Calculées sur les débits moyens journaliers, à la façon de la Banque Hydro. Une année hydrologique (le plus souvent de septembre à août, selon la station) compte si 90 % de ses jours sont mesurés ; pour ses extrêmes, 80 % suffisent — une crue emporte parfois l’échelle. L’année en cours n’entre pas dans les ajustements.
Module : la moyenne des débits annuels. Régime : la moyenne, le plus bas et le plus haut des débits mensuels, mois par mois.
Crues : loi de Gumbel ajustée par les L-moments sur le maximum de chaque année, du débit journalier (QJ) et du débit instantané (QIX). Une crue « de 10 ans » a une chance sur dix d’être atteinte ou dépassée chaque année.
Étiages : loi de Galton (log-normale) sur le plus faible débit mensuel de chaque année (QMNA) et les plus faibles moyennes sur 3 et 10 jours consécutifs (VCN3, VCN10). Le QMNA5, débit mensuel qui n’est pas atteint une année sur cinq, est le seuil de référence des arrêtés sécheresse et des débits réservés. Les années à sec entrent dans l’ajustement.
Sur toute la série, il faut cinq années complètes pour le module et les débits du jour, huit pour un ajustement ; sur 1991–2020, vingt pour tout. Les statistiques sont recalculées une fois par an.
Elles peuvent différer un peu de celles de l’HydroPortail, calculées sur ses propres périodes et méthodes : c’est la référence officielle, que chaque fiche cite.
Sources et mises à jour
Hub’Eau, API Hydrométrie (hubeau.eaufrance.fr) : les données de la base HYDRO, mesurées par les DREAL, les services de prévision des crues, le SCHAPI, la CNR, EDF et d’autres producteurs, sous Licence Ouverte 2.0.
Temps réel : les mesures brutes, au pas de 5 à 60 minutes, que la routine collecte_deb relève toutes les 15 minutes pour toute la France et garde un mois, à l’heure ronde. Non validées : un capteur en panne ou une courbe de tarage pas encore recalée peuvent donner des valeurs fausses, surtout en crue.
Débits journaliers : les débits moyens journaliers de chaque site, relus deux fois par jour sur le dernier mois ; l’historique complet est téléchargé au calcul des statistiques.
Stations : le référentiel Hub’Eau, relu chaque semaine ; seuls les sites qui mesurent le débit en continu sont retenus (pas les jaugeages ponctuels).
Beaucoup de rivières sont influencées : barrages, dérivations, pompages, soutiens d’étiage. Leur débit dit alors autant la gestion des ouvrages que la météo — la fiche donne l’influence déclarée par le producteur. Et une station en crue n’est pas une alerte : pour la vigilance crues, c’est Vigicrues qui fait foi.